La légende de Roland de Roncevaux

 

 

  La légende de Roland

reliquaire-du-pape-leon-iii-redon

Reliquaire de Roland, soit du Pape Léon III à Redon, 35600, France, en l’église Saint-Sauveur 

 

L’essentiel sur la réalité historique de la vie de Roland, frère jumeau de Charlemagne se trouve dans le drame en 4 actes en vers / par le vicomte Henri de Bornier (1825-1901). La fille de Roland.

 

La préface annonce :

 

Sur Roland, le désastre de Roncevaux et ses conséquences, on trouve deux lignes à peine dans
l’ histoire dans le moine de Saint-Gall et dans les annales d’ Eginhard :

inférieurs en tout à leurs ennemis. Eggiard , maître- d’hôtel du roi, Anselme, comte du palais , Roland, commandant des frontières de Bretagne et plusieurs autres périrent dans cette affaire.

 

Théodulf (750-821) nous éclaire un peu plus, mais plus important, il met l’accent sur la légende qui s’appuie en partie sur la réalité et en partie sur la fable :

En ceste surprise mourut Anseaulme
comte du palais, Roland marquis de Bretaigne, (c’ est pourquoy il est apellé aux romans comte de Maine) Egibart (ou
Eggiard selon Eginhard) comte de la table du roy ; un annaliste latin dit Scalco, qui estoit maistre d’ hostel, que depuis on a apellé seneschal : que le roy avoit fait capitaine de l’ arriere garde, avec plusieurs autres grands seigneurs : c’ est la tant renommée bataille de Roncevaux, escrite en plusieurs romans tous forgez sur une fauce cronique donnée à Turpin archevesque de Reims : mais outre la lourderie de ce livre, sa menterie est evidente, en ce que celuy qui la forgé n’ a pris garde que Turpin estoit mort devant Charles, et dans ceste fable il fait vivre l’ evesque apres l’ empereur.

 

Je propose que l’on ne retienne que l’essentiel du drame de Henri de Bornier.

 

ACTE I – SCENE I

 

Une vaste salle dans le château de Montblois ( Mont-Blois > Blois, symbole des demeures royales ?).
-au fond, une galerie ouverte par laquelle
on aperçoit le cours du Rhin et les montagnes
de la Saxe, tours et tourelles.

Radbert  (Radbert est un moine).
Théobald, vois un peu s’il n’arrive personne
près des bois, du côté de la marche saxonne ?

Théobald.
Pas encor, sir moine.

Radbert, à part.
pourtant le comte, après deux mois d’ absence…

Théobald, regardant au dehors.
Sire moine, il me semble là-bas
voir venir… c’est le comte Amaury, n’est-ce pas ?
Oui, messire, c’est bien le comte, notre maître ;
je ne me trompe pas : j’ai pu le reconnaître ;
c’est bien son gonfanon vert et bleu… quel
bonheur… quel
bonheur,
de le revoir enfin, notre maître et seigneur !
Certes, c’est qu’il n’est point, du Rhin à l’Aquitaine,
de cœur plus généreux et d’âme moins hautaine ;
Seulement dites-moi, messire chapelain,
excepté quand son fils est là, l’on pourrait croire
d’où vient qu’à la tristesse il est toujours enclin ;
que quelque souvenir tourmente sa mémoire…

Amaury, cherchant autour de lui.
mon fils ? … mon fils ? … de grâce !
Répondez vite…
Radbert.
Aucun danger ne le menace :
des colons sont venus l’ avertir ce matin
qu’ un auroch ravageait leurs terres près du Rhin,
et sur l’ heure, suivi d’ une escorte nombreuse,
Gérald (fils d’Amaury) partait… croyez qu’ il fera chasse
heureuse.
Amaury.
Bien ! -qu’ on nous laisse seuls.
(les serviteurs sortent.)
Pardonnez-moi, Radbert.
Mes craintes pour mon fils : j’ai déjà tant souffert,
vous le savez, hélas ! Et souffert par ma faute,
que j’attends chaque jour le malheur comme un hôte !

Quel que soit le malheur dont le destin m’accable,
je le supporte en homme et l’accepte en coupable.
Radbert.

vous avez par vingt ans de dure pénitence (nous serions donc en 798) Acte de Charlemagne de votre premier juge effacé la sentence

nul ne reconnaîtrait dans le comte Amaury
l’homme que Charlemagne autrefois a flétri

Amaury.
Vous connaissez, Radbert, le but de mon voyage,
ou plutôt de ce long et dur pèlerinage :
Je sentais, j’étais sûr, qu’en retrouvant les lieux
témoins de mon forfait, je le pleurerais mieux.
Poussé par ce désir qu’en vain l’âme comprime,
j’avais soif de revoir le théâtre du crime,
ces monts pyrénéens et ce fatal vallon

les douze pairs livrés aux sarrasins d’ Espagne
par moi comte et baron (prince), parent de Charlemagne !

Radbert.

-les morts sont plus cléments !
Que votre fils soit donc votre unique pensée,
que par vous vers le bien sa route soit tracée ;
Sans chercher plus avant dans les secrets des cieux,
je sais qu’il est loyal autant qu’audacieux,
qu’il se fait de l’honneur l’image la plus haute…

Amaury.
Ah ! Radbert, si jamais il apprenait ma faute,
s’ il apprenait mon nom, mon vrai nom…

dites-moi pourtant, malgré ma prévoyance,
Gérald n’ a-t-il aucun soupçon de sa naissance ?

Vous parle-t-il parfois de sa mère ?

Radbert.

il ignore son rang, ses malheurs, son vrai nom ;

Amaury.
Il me semble souvent en mon ignominie
que ma faute n’est pas encore assez punie,
quand, pour me rappeler mon opprobre immortel,
je pense au jour où, moi ! J’ai conduit à l’autel (mariage avec)
la veuve de Milon, duchesse de Bretagne,
la mère de Roland ( ???, c’est peut-être ce mot qui a permis d’engendrer la confusion et fait de Roland le neveu de Charlemagne), la sœur (demi-sœur ?) de Chalemagne ; (pourtant Charlemagne ne laisse aucun doute sur leur parenté car) :
Charlemagne, debout sous le grand dais royal,
me dit en souriant : mon frère, sois loyal !

quand je songe qu’ il peut me dire un jour : " ma mère (et pas de mention de son père)
" fut celle de Roland ; qu’ as-tu fait de mon
frère ?

Radbert, regardant au dehors.
c’ est bien lui,
Gérald… une étrangère… un saxon captif

 

ACTE I – SCENE III

 

les mêmes, Berthe, Gérald, Ragenhard enchaîné
et maintenu par des esclaves.

Ragenhardt.

Charlemagne, jadis,
donna l’ordre qu’en Saxe eût la tête coupée
quiconque dépassait la hauteur d’une épée.

Berthe.
Je suis nièce de Charlemagne, orpheline depuis
le jour de Roncevaux : on appelait ma mère
la belle Audele duc Roland
(Duc de Bretagne de 756 à 778) était mon père.

 

Il faut ouvrir une parenthèse –Coeur brisé

s’il est vrai que le père de Berthe était le duc Roland, la belle Aude n’était que sa mère adoptive, sa mère biologique étant Désirée de LOMBARDIE, qui fut épouse de Charlemagne et répudiée pour ce fait.


Gérald (Etienne Stéphan de Hunebourg, fils de Rotrude CAROLINGIEN).

La fille de Roland !
Amaury,
reculant avec terreur et saisissant
la main de Radbert.

la fille de Roland !

Gérald.

Roland fut mon héros, mon idéal suprême ;

je sens mon orgueil aujourd’hui que quelque chose en moi me rapprochait de lui ;
dans mes rêves d’enfant en lui je croyais vivre ;
il me semblait du moins le voir, l’aimer, le suivre
dans sa gloire éclatante et dans ses fiers travaux,

 

ACTE II – SCENE III

 

Radbert.

Comte, du haut des tours le guetteur nous signale

Le duc Nayme , et c’est bien sa bannière,
qu’ on porte devant lui comme roi de Bavière.

Amaury.

Radbert, je suis perdu !
Nayme, ce vieillard noble et loyal entre mille,
ce Nestor des chrétiens dont Roland fut l’Achille,
le duc Nayme chez moi, Radbert, chez Ganelon !
-S’il me reconnaissait !

Noter : Ganelon fut dit de Roland en remplacement de félon, traite, car la faute d’Amaury, alias Roland fut d’avoir fuit le combat comme va le démontrer la suite et la peur qui est un réflexe humain n’est pas admise en chevalerie.

Si le duc me jetait mon vrai nom à la face,
devant Gérald !

Amaury. (au Duc Nayme).

simple écuyer du comte Amaury d’ Aquitaine (ou Alsace ?),
j’ avais sauvé ses jours dans un péril très grand,
il me légua son nom et son titre en mourant.

Le Duc Nayme.

venez, sire Gérald, mais c’est étrange comme
votre aspect… à qui donc ressemble ce jeune homme ?

ah ! Oui, c’est à Roland (Quand il était jeune) !

Gérald.

à Roland !

Gérald.
Puisqu’on le veut ainsi, grâce pour le chanteur !
(il prend le milieu du théâtre.)
La France, dans ce siècle, eut deux grandes épées,
" deux glaives, l’un royal et l’autre féodal (Roland était inféodé à Charlemagne),
" dont les lames d’un flot divin furent trempées ;
" l’ une a pour nom joyeuse, et l’ autre Durandal.
" Roland eut Durandal. Charlemagne a joyeuse,
" soeurs jumelles (faites à l’identique, pour des jumeaux) de gloire, héroïnes d’acier…

Le Duc Nayme.
J’ai parlé cruellement peut-être,
mai j’ai comme un remords lorsque j’entends ce nom :
autrefois j’ai sauvé la vie à Ganelon.
(il se lève et quitte la table, suivi d’ Amaury
et de Radbert.)

Oui, c’était à Verden (Verdun ?). Le soir de la bataille,
un roi saxon… -je vois encore sa haute taille ;
son nom était Morglan…
(mouvement de Ragenhardt.)

tenait sous son genou
Ganelon renversé, blessé, l’épée au cou ;
en ce moment j’accours, je détourne le glaive
du roi saxon…

Ganelon se relève,
attaque de nouveau, car il avait du cœur,
et frappe le saxon qui se croyait vainqueur.
Un enfant déjà fort comme ceux de sa race,
criait : ne tuez pas mon père ! Grâce ! Grâce !
(nouveau mouvement de Ragenhardt.)
Ganelon, par mon aide à son tour triomphant,
d’un regard furieux fit reculer l’enfant,
puis il tua le père.(obéissant aux ordres de Charlemagne :

Charlemagne, jadis,
donna l’ordre qu’en Saxe eût la tête coupée
quiconque dépassait la hauteur d’une épée

-un an après, madame,
Ganelon trahissait (l’esprit de )Roland

Ragenhardt, à part en reculant.
je ne me trompe pas : c’ est le même regard !

 

ACTE II – SCENE VII

 

Le Duc Nayme.

Maintenant, sire comte, écoutez : Charlemagne
désire qu’à sa cour votre fils m’accompagne ;
oui, Gérald ! Et bientôt sans doute sa faveur
va de sa nièce aimée honorer le sauveur.

Richard, revenant vers Ragenhardt.

Seigneur saxon ; après l’arrêt impérial,
on lia Ganelon mourant sur un cheval…

J’aperçois des moines qui montaient
vers le couvent voisin. Je les suis ; ils portaient
le corps de Ganelon

Ragenhardt.
On dit qu’ il avait un enfant, ce Ganelon maudit ?
Richard.
Un fils… oui ! Mais ce fils, on l’a fait disparaître.
" brûle l’ oeuf de serpent et la graine de traître. "
c’ est le dicton. -comment ? Quand ? Par qui ? Je
ne sais.

Charlemagne.
Non, la mort n’attend pas, et tout me la présage :
c’est bien le vent du soir qui me souffle au
visage !
Berthe.
Sire… mon père ! …

Charlemagne.

quand je songe comment nos oeuvres se défont !
Hélas ! Toute puissance est à peine élevée
qu’elle s’ébranle ; où sont les fils de Mérovée ?

Noter : Seul un fils de mérovingien peut tenir ce raisonnement, d’où Charlemagne (et Roland) n’étaient pas fils de Pépin ! L’auteur n’a pas mis par hasard cette interrogation dans la bouche de Charlemagne.

Confirmation par la suite :

Où sont ceux de Clovis ? -que deviendront les
tiens,
Charlemagne ? Après moi, quels seront leurs
soutiens ?

Tous Les Seigneurs.
Sire empereur ! Non, par grâce !
Berthe.
Mon père !

 

ACTE III – SCENE V

 

Charlemagne.

Viens, Berthe ! ma fille, à genoux !

Charlemagne.

Ganelon, où jadis ma noble sœur, ta femme,
mourut de honte après ta trahison infâme,
où la belle Aude apprit la fin de son époux,
de Roland, et tomba morte, là, devant nous,
sous ces murs indignés, traître qui fus mon frère,

Noter : Il est évident ici que pleuré par 2 femmes, celles-ci ne pouvaient être que Rotrude CAROLINGIEN qui serait décédée non en 770 mais en 778 ou après, fille de Pepin d’HERSTAL, Maire du Palais de Bourgogne de Neustrie et de Provence 714/715-768 et Bertrade de LAON, Reine des Francs 719-783), demi-sœur de Charlemagne et Roland, et la belle Aude de POHER,  veuve de Milon, duchesse de Bretagne.

Deuxième point à éclaircir, lorsque Berthe se présente au château de Roland:

Berthe.
Je suis nièce de Charlemagne, orpheline depuis
le jour de Roncevaux : on appelait ma mère
la belle Aude, le duc Roland était mon père.

Ceci fait donc bien d’elle la fille de Roland, et non celle de Charlemagne, comme le reste du texte le laisserait supposer, et comme il est cru par la généalogie des descendants de Charlemagne.

Charlemagne.

ce Gérald, dont je bénis le nom,

c’est le fils de ma sœur (Rotrude CAROLINGIEN, demi-sœur par sa mère), le fils de Ganelon !

Amaury, baissant, puis relevant la tête.

Emu contre Roland de l’âpre jalousie
qu’ont tous les Neustriens pour les francs
d’Austrasie,
croyant que je pouvais sans trahir me venger,
pour lui livrer Roland j’appelai l’étranger ;
le soir de Roncevaux, dans les plaines funèbres,
je vis nos preux tombés au loin dans les ténèbres,
et je n’ éprouvai rien qu’ un trouble vague, au lieu
de l’ effroi de Caïn fuyant sous l’ oeil de Dieu !

Et on se pose ici la question : Qu’est-ce qui a motivé le geste de Roland à Roncevaux, la peur où la jalousie, ou les deux ? Le texte laisse un doute sur les deux motifs. De Roland et Charlemagne, frères jumeaux, lequel était l’aîné ? La Bible répond à cette question, mais pas l’histoire des dits carolingiens.

Plus tard même, le jour de mon arrêt de mort,
oui, sire, j’ignorais jusqu’au nom du remord.
Un moine me sauva. Ma colère, ma haine,
me restaient ; ses discours, je les compris à peine.
Un jour, il m’apporta Gérald, puis il me dit :
" Ce qu’on t’ a reproché, voudrais-tu qu’ il le fît ? "
Je compris cette fois…

Mais dès les premiers pas
ce fut aisé : Mon fils ne me ressemblait pas !
Et, ce fut mon orgueil et mon remords suprême,
il rappelait Roland par son visage même

Le Duc Nayme.

-Gérald, un homme fut, dans des temps héroïques,
grand parmi les plus grands, parmi les plus stoïques ;

Vingt ans nous l’avons vu, marchant au doigt de Dieu
sous son blanc gonfanon et son cimier de feu ;

le soir de Roncevaux, dans le fatal vallon,
quand Olivier mourant maudissait Ganelon :

" tais-toi, lui dit Roland, plus de parole amère ;

" épargne devant moi le mari de ma mère !

 

Noter que Roland de prononce pas le nom de Pépin et cela non pas à cause de la rime mais parce que son père et celui de Charlemagne n’était pas l’usurpateur du trône de France, mais le dernier mérovingien, dont Charlemagne disait : Où sont ceux (les fils) de Clovis ? -que deviendront les tiens ?

 

Gérald.

L’héritage fatal que l’homme n’est pas maître
de fuir ! … mon père ainsi l’avait reçu peut-être !

Charlemagne, au fond, entouré de tous les
seigneurs.

c’est dans ce conseil que ma voix proclama
l’union d’ Eginhardt et de ma fille Emma.

Geoffroy, descendant vers Gérald, avec son
jeune frère.

Le soir de Roncevaux, l’archevêque Turpin,
tandis que la bataille arrivait à sa fin,
tomba près de Roland.
Roland, cachant ses larmes,
alla chercher les corps de ses compagnons d’ armes (il est donc indemne);
aux pieds de l’ archevêque il étendit les morts,
le duc Sanche, Anséis, et bien d’ autres ! Alors
l’archevêque, au seigneur offrant cette hécatombe,
bénit tous ces martyrs ; puis, lui-même succombe.
-Hugon et moi, Gérald, nous sommes les neveux
de Turpin ; nous serons tes frères, si tu veux !

Charlemagne.
Et toi, Berthe, ma fille

Gérald.

Mon père s’exilait ; nous partirons ensemble ;
il sied que le destin jusqu’au bout nous rassemble.
que mon malheur du moins serve à tous de leçon :
pour mieux vaincre à jamais l’esprit de trahison

 

Conclusion :

Charlemagne et Roland sont frères utérins, jumeaux comme cela sera démontré ailleurs.

Roland qui aurait hérité du comté d’Alsace (dit Aquitaine) s’y retire après le désastre de Roncevaux.

Le même Roland a un fils qui devient chef de nom et d’armes mais également pour fille Rothilde Berthe qui est encore de nos jours dite fille de Charlemagne. Bien entendu le mariage du frère et de la sœur issus du même père est impossible, d’où la chute du drame.

Il est à noter que les titres de Roland, alias Gérard d’Alsace se perpétuent par sa descendance et vont s’augmenter de toute les maisons royales et nobles d’Europe, et d’une famille dont on feignait d’ignorer l’existence, les HOMBOURGER, La noblesse saura-t-elle relever le défi qui l’attend ?.

 

Je laisse le dernier mot à Théodulf :

…tant se trouva grand le
pouvoir de Pépin : tant peu de compte fit le
peuple du misérable Childéric. Et pour ce, non sans
cause
Seissel (Chroniqueur, de la maison du même nom )

au livre des louanges du Roy Louis
Douzième, dit : que ce fut chose bien-aisée à
Pépin, qui en sa puissance avait le roi simple
ou imbécile par faute d’age ou d’ entendement… Et pour cela, je
croirai facilement (dit Seissel) que Pépin usa
d’habilité et de cavillation envers le pape,
lequel, combien qu’il fut informé du fait, pour
la nécessité ou il était, se laissa facilement
tromper sus l’ambiguïté de la question. Qui sont les
mots, et le jugement de ce
grand conseiller du
Roi Louis Douzième (Seissel),
sur la déposition du roi
Childéric, et avis du pape…
car tous disent que Roland
mourut à Roncevaux, ainsi que je vous ay monstré
l’ an sept cent soixante et dix huict. Et il ne
se lit point, que jamais Charlemaigne passast
les monts Pyrenées que ceste fois-là : et
Marsille, Baligant, Feragut, et tels autres noms,
sont pris de la fable de Turpin
(archevêque de Reims).

 

A propos du Mont-Blois cité au début, il est peut-être interressant de retenir ce qui suit :

L’étymologie du nom Blois reste obscure. Les auteurs du XIXème siècle ont fait dériver Blois du breton-celtique bleiz (le loup)… d’importantes colonies bretonnes s’étant installées le long de la vallée de la Loire à partir de l’estuaire à la fin du Bas-Empire (V ème siècle). Ce qui ferait de Mont-Blois le Mont du loup sur lequel fut construit le château du Hunebourg.

 

Et si vous n’avez pas tout compris, allez sur la page  concernant charlemagne CAROLINGIEN de ma base, cliquez sur Désirée de LOMBARDIE, puis revenez à Chalemagne et lisez à la fin de mes notes:

 

796 il épouse Lieutgarde d’ALEMANIE; Si celle-ci est bien la fille de Roland, l’acte royal conservé aux archives du ministère de la Culture sous la cote AE/II/42 doit concerner celui-ci, bien qu’il soit nommé par un surnom : en bref cet acte dit –
Mars 797 – Charlemagne absout un comte nommé Theudal (theu = a.f Pauvre et dal = rien ?) d’une accusation de lèse-majesté. Document en latin portant le monogramme royal.
Chrodegand est né !

Curieux comme le pouvoir avilit un homme, et plus rare encore chez un jumeau. Mais il est vrai qu’il y a eu Berthe !!!

 

La « fille de Roland » a-t-elle été écrite pour des initiés ?

 

EDMOND ROSTAND

DISCOURS DE RÉCEPTION

A L’ACADÉMIE FRANÇAISE

LE 4 JUIN 1903

Site : http://edmond-rostand.chez-alice.fr/discours.html

 

Un extrait très explicite :

« Toute la Forêt regarda : et il fit tourner l’épée de Roland. Que dis-je, l’épée de Roland ? Comme il s’aperçut que l’épée de Charlemagne, ne sentant plus sa sœur auprès d’elle, jaillissait du sol, pris d’une sorte de folie méridionale, il saisit Joyeuse (la ville de Joyeuse se trouve en Ardèche « méridionale ») de sa main restée libre, et le brave petit ambidextre, entrechoquant les deux épées, les fit tournoyer avec tant de tintements et d’éclairs que le plus olympien des géants de la Forêt, celui à qui seul semblait réservé le maniement de telles armes, abaissa ses yeux vers lui en murmurant : " Tiens ! tiens ! tiens !… »

 

Site : http://www.chronologievictor-hugo.com/qui/corpquisontilsb_4.htm

Bornier

Henri, vicomte de

Né en 1825. Écrivain. Conservateur de l’Arsenal, atteindra en 1875 la célébrité véritable avec sa Fille de Roland.

 

Site : http://www.modernitesmedievales.org/biblio/bibliosources.htm

 

chanson de geste, Roland

Baudelle-Michels, Sarah, Les avatars d’une chanson de geste : De Renaut de Montauban aux Quatre fils Aymon, Champion NBMA, 2006.
Brault, Gérard J., "Quelques allusions modernes à la Chanson de Roland", in Fara Chansoneta novele. Hommage à Jean-Charles Payen, Caen, 1989, p. 99-104.
Buridant, Claude, "Réflexions sur deux traductions de la Chanson de Roland", L’information littéraire n°33, 1981, p. 160-165.
Castellani, Marie-Madeleine, "Roland, héros de la Patrie française dans les préfaces aux traductions (1870-1919)", in Caroline Cazanave et France Marchal-Ninosque (éds), Mourir pour des idées, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, "Annales Littéraires", 2008, p. 191-208.
Corbellari, Alain, “De la Chanson de geste à la bande dessinée: esquisse d’une étude comparée de paradigmes narratifs et stylistiques”, in l’Épique médiéval et le mélange des genres (actes du colloque de Besançon, 3 octobre 2002), éd. Caroline Cazanave, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2005.
D’Heur, Jean-Marie, "La Fille de Roland d’Henri de Bornier (1875)" in Charlemagne et l’épopée romane, Actes du 7ème Congrès International de la Société Rencesvals, Paris, "Les Belles Lettres", 1978, p. 481-492.
Naudet, Valérie, « Voix de cors. De la Chanson de Roland au Seigneur des Anneaux », in Actes du colloque du CRELID. Fantasy, le merveilleux médiéval aujourd’hui, Anne Besson et Myriam White-Le Goff (éd.), Paris, Bragelonne, « Essais », 2007, p. 31-44.
Poulain-Gautret, Emmanuelle, « Détruire et venger, de certaines satisfactions "épiques", de la Chanson de Roland au Seigneur des anneaux », in Actes du colloque du CRELID. Fantasy, le merveilleux médiéval aujourd’hui, Anne Besson et Myriam White-Le Goff (éd.), Paris, Bragelonne, « Essais », 2007, p. 45-58.
Redman, Harry, Jr., The Roland Legend in Nineteenth-Century French Literature, Lexington: University of Kentucky Press,1991.

 

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

MEMRAMCOOK / COLLÈGE SAINT-JOSEPH

1802-1950

Site : http://www.umoncton.ca/etudeacadiennes/centre/csj/chrono.htm

1946-05-05
Les élèves de versification présentent " La Fille de Roland ", drame d’Henri De Bornier.

 

Mon site de généalogie vous sera certainement utile à l’adresse :

http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=dhunebourg37  pour vous rendre sur les pages de ces personnages et lire les notes en bas de pages.

Voir aussi Chronique familiale sur Geneanet – en cours de création et la Liste des actes

 

 

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